
La Fédération des sites clunisiens a pour objectif de rassembler les lieux qui, en Europe, ont contribué à l'extraordinaire rayonnement de l'abbaye de Cluny, du Xème au XVIIIème siècle.
L'église de notre commune fait partie intégrante de ce patrimoine. Sa nef, à cinq travées, voûtée d'ogives, est flanquée de deux collatéraux voûtés d'arêtes. Précédée d'un porche occidental au-dessus duquel s'élève un clocher carré, elle est suivie d'un transept aux bras non saillants et d'un choeur à chevet plat. L'élévation à deux étages compte grandes arcades et petites fenêtres ; la décoration comporte des chapiteaux à feuilles d'eau plates ou à crochets, et quelques têtes sculptées. Des traces archéologiques restent à déchiffrer pour connaître les imbrications de constructions antérieures (des inscriptions romanes du XIe siècle attestent de trois consécrations d'autels) et les remaniements ultérieurs. Les deux chapelles des absidioles ouvertes sur les croisillons du transept et le rez-de-chaussée du choeur sont les parties les plus anciennes (XIIe siècle).
Au premier étage du clocher, des peintures murales (fin XIIIe ou début XIVe siècle) développent les cycles des saints Marcel et Valérien et celui de sainte Catherine. La partie supérieure est due au cardinal-prieur Jean Rolin (1408-1483). Les bâtiments claustraux ont été détruits en 1793-1795, de même que le second clocher, dit des moines, à la croisée du transept.
Le Conseil de l'Europe a décerné à la Fédération des Sites Clunisiens, en octobre 2005, la mention de « Grand itinéraire culturel du Conseil de l'Europe », à l'instart des chemins de Compostelle.
L'idée du Conseil de l'europe est de montrer de façon visible, à travers le voyage dans l'espace et dans le temps, que le patrimoine des différents pays d'Europe constitue en fait un patrimoine commun. Les itinéraires permettent également d'illustrer concrètement les valeurs fondamentales du Conseil de l'Europe : la diversité et l'identité de la culturelle européenne, mais aussi les échanges et l'enrichissement mutuel.
Dans les premiers siècles de notre ère, les Romains occupant Cabillonum (Chalon) avaient édifié au bord du lac des Orlans un temple où se trouvait la statue du dieu Bacon. C'est devant cet édifice que fut flagellé en 177, l'apôtre Marcel avant d'être enfermé à mi-corps debout, à Hubiliac (Saint-Marcel) où il est mort deux jours après.
Partie intégrante de l’ancien atelier-garage du « Tacot », le réservoir (c’était là où l’on stockait l’eau destinée aux chaudières des locomotives du petit train à voie métrique Saint-Marcel / Chalon / Mervans) fut pendant la première moitié du siècle dernier, le symbole du voyage ferroviaire local. L’idée d’y créer un équipement culturel, du type « réservoir » à idées et à projets, le propulse aujourd’hui au rang de symbole du voyage virtuel de l’esprit. Un voyage aussi récréatif que culturel et artistique, en direction des jeunes et des groupes, mais aussi d’un large public en quête de culture dans la nouveauté.
Cet ancien bâtiment situé à l’extrémité de la rue Papin, dans le quartier de la Villeneuve a vu le jour au tout début des années 1900, après que furent déclarées d’utilité publique les lignes ferroviaires St-Marcel-St-Martin (1901), St-Marcel-Chalon (1903) et enfin St-Martin-Mervans (1905). Ce réseau était exploité conjointement par la CFD, Compagnie des chemins de fer d’intérêt local de Saône et Loire et par deux concessionnaires MM. Coignet et Grosselin, jusqu’à son rachat en 1924 par le département.
Trois travées constituaient ce corps de bâtiment, et c’est là que les opérations de réparations, dites lourdes, sur le tacot étaient entreprises : une travée équipée d’un pont roulant et deux autres travées affectées au garage et à l’entretien de routine et aux réparations mineures. Bureau du chef d’équipe, magasin de pièces détachées et vestiaires complétaient cet équipement. A l’arrière, “Le Réservoir” d’eau d’une contenance de 25 m3 voisinait avec le bureau du chef du dépôt, construit plus tard. Sur des voies métriques, implantées le long des chaussées routières, à l’exception d’une incursion en terrain maraîcher du côté des Rues et du Rosoy, avec une signalisation réduite à quelques panneaux triangulaires représentant une loco crachant un panache de fumée, le tacot assura jusqu’en 1930 deux aller-retour quotidiens. La Compagnie devenue la RTSL (Régie des Transports de Saône-et-Loire) privatisée en 1987 sous le signe RSL (Rapides de Saône-et-Loire) mit en service en 1936 des lignes d’autobus.
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